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Perspectives

14/09/2010 Khaled Abu Toameh : Il faut d’abord stopper les ennemis de la paix

par Khaled Abu Toameh

Le principal péril pour le processus de paix n’est pas un poste de contrôle israélien ou un nouvel ensemble de logements dans une colonie de Cisjordanie, mais les menaces provenant des forces maléfiques dans la bande de Gaza, à Damas, à Beyrouth et à Téhéran.

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Dossiers

08/12/2008 Gaza et le droit international

par Comité Québec-Israël

Les juristes Avi Bell et Justus Reid ont produit un document pour le Jerusalem Center for Public Affairs réfutant les allégations voulant que les mesures contre-terroristes israéliennes à Gaza violent le droit international et soutenant que ce sont plutôt les actions du Hamas et autres groupes armés palestiniens qui contreviennent au droit international.

A titre d’exemple, les auteurs soutiennent que les attaques ciblées sur les civils israéliens par les groupes armés palestiniens violent la règle de distinction entre cibles militaires et civiles enchâssée dans le droit international, alors qu’Israël ne cible que des objectifs militaires légitimes.

Autre exemple, Bell et Reid soutiennent que les sanctions économiques et le bouclage de la frontière avec Gaza sont légaux puisque le droit international permet de telles mesures non-belligérantes contre un territoire hostile, y compris la suspension de l’aide. De plus, les juristes soutiennent qu’à l’instar de l’Égypte, Israël peut fermer ses frontières avec Gaza en toute légalité, car rien dans le droit international n’oblige un État à ouvrir ses frontières à un voisin belligérant.

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Actualités

La Flottille pour Gaza est-elle humanitaire ?

par Comité Québec-Israël
06-27-2011

Plusieurs médias insistent pour décrire la Flottille pour Gaza comme une opération d’aide humanitaire.

Or, les organisateurs de la Flottille sont les premiers à admettre que leur objectif n’est pas de livrer de l’aide humanitaire, mais de contraindre Israël à lever l’embargo sur le Hamas.

Par exemple, le dirigeant du Free Gaza Movement Adam Shapiro, l’une des trois principales organisations qui pilotent la campagne de la Flottille a déclaré le 15 juin 2011 que l’ouverture récente de la frontière égyptienne avec Gaza "n’est pas une question d’aide et notre flottille non plus".

Bülent Yildirim, leader de l’organisation islamiste turque IHH et principal instigateur de la Flottille, a déclaré le 7 avril 2011 qu’il continuerait l’intifada jusqu’à la "libération" de la mosquée d’Al-Aqsa, une référence à peine voilée à la disparition d’Israël : "Que chacun sache que tant que le blocus de Gaza ne sera pas levé et que jusqu’à ce que soit complétée notre marche jusqu’à Al-Aqsa (mosquée à Jérusalem), l’intifada continuera sur mer et terre !" Pour Yildirim et son organisation, il convient d’éradiquer le sionisme "qui a infecté l’humanité entière comme un virus".

Yasser Qashlaq, président du Free Palestine Movement, a déclaré en juin 2010 à la télévision al-Manar (Hezbollah) que la flottille s’inscrivait dans un processus d’éradication d’Israël, affirmant qu’il était "de plus en plus optimiste que le jour viendra où ces navires ramèneront ces dépôts d’ordures européennes dans leurs propres pays (...). Que ces meurtriers retournent en Pologne. Une fois qu’ils y seront de retour, nous les chasserons jusqu’au bout du monde (...)".

L’embargo sur Gaza a pour objectif d’enrayer l’armement du Hamas et d’autres factions islamistes palestiniennes qui dominent Gaza et ont tiré des milliers de roquettes sur la population civile israélienne au cours de dernières années.

Si les organisateurs de la Flottille étaient vraiment intéressés au bien-être des Gazaouis, ils appelleraient le Hamas et ses acolytes à cesser ses attaques contre Israël. Or, loin d’appeler le Hamas à créer des conditions propices à la levée de l’embargo, les organisateurs de la Flottille cautionnent le terrorisme du Hamas.

Lorsque confronté par un journaliste de Sun News avec le fait que l’embargo israélien est le résultat de milliers de tirs de roquettes du Hamas, Ehab Lotayef, coordonnateur du Bateau canadien pour Gaza, a affirmé qu’Israël ne peut imposer un blocus et s’attendre à ce que les Palestiniens ne réagissent pas, comme si les attaques du Hamas étaient un effet de l’embargo plutôt que sa cause.

Adam Shapiro et Huwaida Arraf, fondateurs du Free Gaza Movement, ont affirmé par le passé leur soutien au terrorisme palestinien :"La résistance palestinienne", disent-ils, "doit adopter une variété de caractéristiques- à la fois non-violentes et violentes. Mais, plus important encore, elle doit développer une stratégie qui implique ces deux aspects".

Malgré l’embargo sur les armes imposé par Israël, le Hamas continue de recevoir des armes en provenance du régime des ayatollahs iraniens. L’embargo permet, toutefois, d’intercepter les plus importantes cargaisons d’armes sophistiquées destinées au Hamas. Le 3 novembre 2009, par exemple, Israël a intercepté à quelque 150km de la côte de Gaza un navire transportant 500 tonnes d’armes, de roquettes et de missiles.

Sans l’embargo israélien l’armement du Hamas proliférerait vertigineusement et enhardirait les islamistes palestiniens à reprendre leurs tirs massifs de roquettes sur les villes israéliennes, ce qui entraînerait un nouveau conflit armé entre Israël et le Hamas dont les Gazaouis feraient inévitablement les frais. En voulant forcer l’embargo, la Flottille, loin d’apporter secours aux Gazaouis, fait le jeu du Hamas et nuit à la sécurité des civils palestiniens et israéliens.

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